Acheter en couple : ce qui change selon votre situation
Acheter un bien immobilier à deux est le projet de vie le plus courant. Mais selon que vous êtes mariés, pacsés ou en concubinage, les règles juridiques et financières sont très différentes — et les conséquences en cas de séparation ou de décès aussi. À Dijon, nos courtiers accompagnent chaque année des dizaines de couples dans toutes les situations. Voici ce que vous devez savoir avant de signer selon votre statut en 2026.
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Acheter marié : le régime matrimonial détermine tout
Communauté réduite aux acquêts (régime par défaut)
C'est le régime qui s'applique automatiquement si vous n'avez pas signé de contrat de mariage. La règle est simple : tout bien acheté pendant le mariage appartient aux deux époux à 50/50, peu importe qui paie les mensualités ou qui a fourni l'apport. Le prêt est solidaire : les deux époux sont responsables de la totalité de la dette vis-à-vis de la banque.
Avantage : simplicité totale, protection automatique du conjoint. Inconvénient : en cas de divorce, le bien est partagé 50/50 même si un seul a financé la majorité. Pour les couples aux revenus équilibrés, c'est le régime idéal.
Séparation de biens (contrat de mariage)
Avec un contrat de mariage en séparation de biens, chaque époux possède sa quote-part au prorata de son apport et de ses remboursements. C'est plus protecteur du patrimoine personnel, mais aussi plus complexe à gérer : il faut bien définir les quotes-parts dans l'acte notarié.
Ce régime est recommandé si les revenus sont très inégaux, si l'un des deux est indépendant ou chef d'entreprise, ou si l'un apporte un patrimoine personnel important. Le coût du contrat de mariage (800 à 1 500 € chez le notaire) est dérisoire comparé à la protection qu'il offre.
Protection du conjoint survivant
C'est le grand avantage du mariage : le conjoint marié est automatiquement protégé en cas de décès. Il bénéficie soit de l'usufruit du logement familial (y habiter à vie), soit d'un quart en pleine propriété. Il est aussi totalement exonéré de droits de succession. C'est le statut le plus protecteur des trois.
Acheter pacsé : attention aux pièges
Régime par défaut du PACS
Depuis 2007, le régime par défaut du PACS est la séparation de biens (et non plus l'indivision comme avant). Chacun possède ce qu'il achète avec ses fonds propres. Si vous achetez ensemble, vous êtes en indivision : chacun détient sa quote-part, généralement 50/50 ou au prorata de l'apport réel.
La grande différence avec le mariage
Voici ce que beaucoup de couples pacsés ignorent : il n'y a aucune protection automatique du partenaire en cas de décès. Si un partenaire décède sans testament, l'autre n'hérite de rien sur le bien immobilier. Les héritiers légaux (enfants, parents, frères et sœurs) récupèrent la part du défunt.
Testament croisé : le passage obligé
Avant d'acheter en PACS, rédigez un testament croisé chez le notaire. Coût : 150 à 300 €. Chaque partenaire lègue sa part du bien à l'autre. En matière de succession, le partenaire pacsé est exonéré de droits de succession (comme le mariage), mais uniquement si un testament existe. Sans testament = aucun héritage + 60% de taxes. C'est le piège le plus courant.
Le prêt à deux en PACS
Les deux partenaires sont co-emprunteurs avec une solidarité identique au mariage. Les banques traitent le PACS quasiment comme le mariage en termes d'analyse de dossier. En cas de séparation, pas de procédure judiciaire (contrairement au divorce) : le bien est vendu ou l'un rachète la [soulte](/rachat-de-credits/rachat-soulte/) de l'autre.
Acheter en concubinage : le statut le moins protecteur
Le concubinage n'a aucun statut juridique en matière immobilière. Si vous achetez ensemble, vous êtes en indivision simple. Chacun détient sa quote-part au prorata de son apport, définie dans l'acte notarié.
Les risques majeurs
- En cas de décès : le concubin survivant n'a aucun droit sur la part du défunt
- Fiscalité successorale catastrophique : la part héritée est taxée à 60% (vs 0% pour un conjoint marié ou pacsé avec testament)
- En cas de séparation : si l'un refuse de vendre, il faut saisir le tribunal pour sortir de l'indivision — procédure longue et coûteuse
- Aucune solidarité légale sur les charges du ménage (contrairement au mariage et au PACS)
Les solutions pour se protéger
- Acheter via une [SCI](/courtier-pret-immobilier/sci/) : chaque concubin détient des parts sociales. Transmission plus souple, gestion encadrée par les statuts
- Clause de tontine (ou clause d'accroissement) : le survivant devient propriétaire de la totalité du bien. Attention : fiscalité lourde si le bien dépasse un certain seuil
- Assurance décès croisée [quotité 100/100](/assurance-emprunteur/quotite-assurance/) : en cas de décès, le prêt est intégralement remboursé. Le survivant n'a plus de mensualités, mais doit encore gérer la propriété du bien
- Testament : protection partielle, mais les héritiers réservataires (enfants) gardent leurs droits
Nos courtiers accompagnent les couples dans toutes les situations
Que vous soyez mariés, pacsés ou concubins, nous vous aidons à trouver le bon montage financier et à choisir les bonnes protections. [Prendre RDV gratuit →](https://calendly.com/solution-pret/appel_decouverte_solution_pret) ou appelez le 03 80 58 00 47.
Le prêt à deux : co-emprunteur, solidarité et capacité
Emprunter à deux, c'est avant tout cumuler vos revenus — et donc augmenter significativement votre capacité d'emprunt. Avec un taux de 3,25% sur 25 ans (taux moyen mars 2026), voici la différence :
| Situation | Revenus nets/mois | Capacité d'emprunt |
|---|---|---|
| Seul | 2 500 € | ~189 000 € |
| En couple | 2 500 € + 2 000 € | ~340 000 € |
| En couple | 3 000 € + 2 500 € | ~416 000 € |
| En couple | 3 500 € + 3 000 € | ~492 000 € |
[Calculez votre capacité d'emprunt exacte →](/outils/capacite-emprunt/)
Attention à la solidarité : les deux co-emprunteurs sont solidaires de la totalité de la dette. La banque peut réclamer 100% des mensualités à l'un ou l'autre, quel que soit votre statut. En cas de séparation, cette solidarité persiste jusqu'au remboursement total du prêt ou à une désolidarisation acceptée par la banque.
Quotités d'assurance emprunteur
La [quotité d'assurance](/assurance-emprunteur/quotite-assurance/) détermine quel pourcentage du prêt est couvert en cas de décès ou invalidité de chaque co-emprunteur. 100/100 : chacun est couvert à 100% — le survivant n'a plus rien à payer. C'est la protection maximale. 50/50 : chacun est couvert à 50% — le survivant doit continuer à payer la moitié. 70/30 : adapté si les revenus sont inégaux (70% sur le plus gros revenu). Nos courtiers vous recommandent le 100/100 pour les concubins et le 100/100 ou 70/30 selon le budget pour les mariés et pacsés.
Que se passe-t-il en cas de séparation ?
Quelle que soit votre situation, trois options existent si le couple se sépare :
- Vente du bien : le plus simple. Le produit de la vente rembourse le prêt, le solde est réparti selon les quotes-parts
- [Rachat de soulte](/rachat-de-credits/rachat-soulte/) : l'un des deux rachète la part de l'autre. Nécessite un nouveau prêt et le passage chez le notaire (frais de mutation ~2,5%)
- Désolidarisation du prêt : celui qui garde le bien reprend le prêt seul. La banque doit accepter — elle vérifie que les revenus d'un seul suffisent à couvrir les mensualités
Le rachat de soulte est la situation la plus courante : un des ex-conjoints souhaite garder le logement (souvent celui qui a la garde des enfants). Nos courtiers négocient le nouveau prêt pour le rachat et gèrent la désolidarisation auprès de la banque. [En savoir plus sur le rachat de soulte →](/rachat-de-credits/rachat-soulte/)
Tableau récapitulatif : marié vs pacsé vs concubin
| Critère | Marié | Pacsé | Concubin |
|---|---|---|---|
| Propriété du bien | Selon régime matrimonial | Indivision | Indivision |
| Protection décès | Automatique | Aucune sans testament | Aucune |
| Fiscalité succession | Exonéré | Exonéré (si testament) | Taxé à 60% |
| Séparation | Divorce (juge) | Rupture simple | Rupture simple |
| Solidarité du prêt | Oui | Oui | Oui |
| Notre recommandation | Vérifier le régime | Testament croisé obligatoire | SCI + assurance 100/100 |
Notre accompagnement pour les couples à Dijon et Beaune
Chez Solution Prêt, nous accompagnons chaque mois des couples dans toutes les configurations : mariés en communauté ou en séparation de biens, pacsés avec ou sans testament, concubins en indivision ou en SCI. Notre rôle ne s'arrête pas à la négociation du taux : nous vous alertons sur les protections juridiques à mettre en place et vous orientons vers les bons notaires.
Guillaume Burtin (Directeur) et Xavier Burgat (Courtier) sont disponibles dans nos agences de Dijon (18bis av. de Langres) et Beaune (68 rue Faubourg Madeleine) ou par visio. Premier rendez-vous gratuit et sans engagement, résultat sous 48h.
Prêt à acheter à deux ? On vous accompagne.
Montage du prêt, choix des quotités d'assurance, conseil sur le régime juridique : nos courtiers vous guident à chaque étape. [Prendre RDV gratuit en ligne →](https://calendly.com/solution-pret/appel_decouverte_solution_pret) ou appelez le 03 80 58 00 47. 321 avis 5★ Google — 30+ banques comparées.
Questions fréquentes
Non. Les banques acceptent les co-emprunteurs mariés, pacsés ou concubins. Le statut matrimonial n'influence pas l'acceptation du prêt, mais il change les protections juridiques et la propriété du bien.
Oui. Précisez les quotes-parts dans l'acte notarié (ex : 60/40 ou 70/30). C'est indispensable pour les pacsés et concubins. Pour les mariés en communauté, le bien est 50/50 quel que soit l'apport.
L'autre peut être co-emprunteur même en CDD, intérim ou début d'activité. Un courtier aide à présenter le dossier aux banques les plus ouvertes aux profils mixtes et à maximiser vos chances d'acceptation.
Non, pas automatiquement. Sans testament, le partenaire pacsé survivant n'hérite de rien. Un testament croisé chez le notaire (150-300 €) est absolument indispensable avant d'acheter.
Oui, c'est même recommandé pour les concubins. La SCI offre un cadre juridique plus souple que l'indivision et facilite la transmission. Nos courtiers financent régulièrement des achats en SCI.
